dimanche 13 septembre 2009

Allons voir si la rose...

Au printemps dernier, j'étais allé faire une petite promenade au parc de la Tête d'Or à Lyon. J'avais l'intention de rendre visite aux roses et de humer leurs parfums.

En effet, le parc de la Tête d'Or ne compte pas une roseraie, ni deux roseraies, mais trois roseraies !

Il y a la roseraie du jardin botanique qui présente les espèces sauvages de roses, les roses historiques et anciennes. C'est là que l'on peut trouver quelques variétés de rosa centifolia, la fameuse rose des parfumeurs. Ce jour-là, j'avais zappé le jardin botanique et sa roseraie, il faudra que j'y retourne au printemps prochain.

La deuxième roseraie est la roseraie de concours. C'est une exposition de roses d'obtention récente, pas encore commercialisées, qui se disputent le titre de « plus belle rose de France » lors d'un concours organisé en ce lieu depuis 1931. J'avais parcouru cette petite roseraie, mais aucun parfum n'avait attiré mon attention. Pourtant, il me semble que le parfum fait partie des critères lors des concours de roses, mais il s'agit sans doute d'un critère secondaire.

Enfin, il y a la roseraie internationale, la plus imposante, où les roses sont présentées en massifs disséminés dans cinq hectares de jardin paysager. Cette roseraie compte autour de 360 variétés de rosiers ce qui représente près de 30.000 plants ; je vous laisse imaginer le nombre de fleurs en pleine saison.

Je ne me suis pas amusé à renifler les 360 sortes de roses de ce jardin, mais c'est là que trois parfums ont retenu mon attention olfactive.

Premier parfum : très citronné, presque acidulé (effluves de citronellol ?), avec une facette plus douce qui m'évoque... la banane. C'est presque un arôme de bonbon fantaisie que dégage cette grande rose jaune qui se nomme « Vendée-Globe ».

Un peu plus loin, encore du fruité-floral, plus gourmand cette fois-ci. Pêche et melon pour le fruitée, mais aussi des facettes pâtissières : un peu farine, un peu amandée (frangipane ?), et j'ai aussi une impression de Grand Marnier. Cette fleur d'une robe rose pale relevé d'orangé s'appelle « Paul Bocuse ». Amusant, j'ai trouvé des accents pâtissiers dans une rose qui porte le nom d'un cuisinier.

Une autre senteur, c'est le cocktail multifruit multivitaminé du petit-déjeuner, c'est frappant ! De l'orange, de l'abricot, du fruit de la passion, un soupçon d'ananas, on en boirait. Cette rose s'appelle « Line Renaud », et j'ai découvert qu'elle avait remporté treize récompenses internationales dont un 1er prix du parfum (cela existe donc pour les roses !) et le Grand Prix de la Rose de la Société Nationale d'Horticulture de France. C'est d'ailleurs sur le site internet de cette SNHF que j'ai lu que certains aspects du parfum de cette rose pouvait être comparés à In Love Again d'Yves Saint Laurent.


Moralité de la balade : le fruité-floral n'est pas uniquement un concept de parfumerie.


2 commentaires:

  1. Allons voir si la rose...merci Gnou pour cette balade parfumée. C'est vrai que les roses ne sentent pas forcément la rose comme on l'imagine, mais possèdent une riche palette olfactive. J'ai été comme vous étonnée par ces odeurs fruitées. Certaines sentent effectivement la mandarine!Les iris aussi m'ont surpris. La fleur dégage un vrai parfum.Ce n'est pas juste une histoire de racine.

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour Céline,

    Même si la plupart des roses horticoles de cette roseraie n'était guère parfumé, il y avait quelques pépites.
    J'ai vraiment été bluffé par la "Line Renaud", une fragrance qui semble presque avoir été composé par un parfumeur !

    Je penserai aux iris à la saison !

    RépondreSupprimer